La commissaire européenne Neelie Kroes contre les technologies propriétaires
Neelie Kroes, commissaire européenne chargée du programme numérique (digital agenda en v.o.), a tenu jeudi un discours en faveur des formats et standards informatiques ouverts, devant l’OpenForum Europe à Bruxelles. Dans son discours (en tout cas dans sa version écrite – en anglais – sur laquelle figure la classique mention «seul le prononcé fait foi»), la commissaire européenne explique: «Imaginons deux standards en compétition qui sont tous deux techniquement excellents pour une tâche donnée, mais qui différent dans leur niveau de contrainte et de mise en oeuvre. Lequel de ces deux standards aura selon vous le plus de mise en oeuvre [implementation] et d’utilisations, y compris pour des buts imprévus? Celui que vous pouvez télécharger d’un site web et utiliser sans restriction? Ou l’autre que vous devez acheter, qui est restreint à certains domaines d’utilisation et qui nécessite le paiement de royalties pour des droits de propriété intellectuelle intégrés?»
Hadopi : des logiciels de sécurisation seront bien labellisés
[…] Mais Eric Walter nous assure que nous sommes dans l’erreur, et qu’une liste de fonctionnalités pertinentes sera bien publiée, et que seuls les logiciels qui respectent ce cahier des charges à la lettre seront labellisés, comme le prévoit la loi. En revanche, l’Hadopi ne se prononce pas encore sur le calendrier, qui devrait être précisé lors d’une communication à la fin du mois. C’est également la Commission des droits qui décidera si les logiciels labellisés seront les seuls susceptibles de dédouaner l’abonné suspecté de négligence caractérisée.
Orange lance son outil de protection contre le téléchargement illégal sans garantie face à Hadopi
Le premier FAI de France met à disposition de ses abonnés un logiciel de filtrage des logiciels peer-to-peer en réponse à la loi Hadopi. Facturé 2 euros par mois, il ne garantit en fait aucune protection.
Tensions autour de la loi sur le droit d'auteur au Canada
Le gouvernement conservateur du Canada a présenté la semaine dernière une loi voulant mettre à jour la législation sur les droits d’auteurs pour l’adapter à l’ère numérique. Le texte, appelé « Bill C-32 : Canadian Copyright Modernization Act » se veut équilibrée, légalisant certaines pratiques communes tout en proposant de protéger les verrous numériques et d’améliorer le système de lutte contre le piratage de masse…
(Québec) Semaine-clé pour le logiciel libre
« Marie Malavoy, porte-parole de l’opposition officielle en matière de recherche et développement et innovations technologiques, aura l’occasion aujourd’hui de présenter, au Bureau de l’Assemblée nationale, un projet visant à faire l’essai du logiciel libre sur la colline parlementaire. Le Bureau est formé de quelques députés, notamment le président de l’Assemblée nationale, le whip en chef du gouvernement ainsi que la whip de l’opposition officielle. «J’ai demandé à les rencontrer pour présenter un document qui présente le logiciel libre, explique quels sont ses avantages, et fait état de quelques expériences qui ont réussi ailleurs dans le monde», déclarait-elle en entrevue au Soleil.
L'Europe pousse les gouvernements vers le logiciel libre
La commissaire européenne en charge du numérique, Neelie Kroes, a mis en garde ce jeudi les gouvernements européens contre le risque de se voir “enfermés accidentellement dans une technologie propriétaire”, visant sans le nommer Microsoft, et annoncé la mise en place d’un programme de conseils aux Etats pour qu’ils développent leur utilisation de logiciels libres.
Linux doit rendre l'open-source "fabuleux" pour rester dans la course des mobiles
Pourtant, si ces avancées sont à saluer, il reste à convaincre les utilisateurs eux-mêmes afin que l’open-source continue de prendre des parts de marché. Et pour Jim Zemlin, directeur exécutif de la Fondation Linux, il n’y a qu’une seule façon pour y parvenir. […] “Nous sommes en train de nous diriger vers un monde high-tech où Apple sera d’un côté tandis que tous les autres seront potentiellement de l’autre. Linux doit concurrencer plus efficacement Steve Jobs et la magie d’Apple.
Une amende d'un milliard de dollars pour tuer LimeWire ?
LimeWire est sur la sellette. Après avoir perdu un premier procès contre les ayants droit américains, le logiciel libre est menacé par une demande de dommages et intérêts d’un montant très élevé. Dans un courrier, la RIAA estime que la somme pourrait flirter avec le milliard de dollars. De quoi tuer définitivement la société qui édite le logiciel.
NKM : financer et non pas subventionner le numérique innovant
Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté lundi 7 juin la consultation publique sur l’action de soutien aux usages et contenus numériques innovants. Le plan de financement de 2,5 milliards d’euros sera avant tout un plan d’investissements, pas de subventions. […] Nous cherchons à découvrir des projets ou des idées que nous ne connaissons pas actuellement. Nous lançons d’ailleurs un appel particulier aux éditeurs de logiciels libres et aux créateurs d’outils open-source. »
Paris: un pas vers l’opendata
Ce 8 juin 2010, a été adoptée une résolution sur la diffusion des données publiques, lors du Conseil Municipal de la ville de Paris. […] Les échanges qui ont précédé cette adoption ont été nourris. Ils ont porté sur les atouts d’une politique d’ouverture des données : apporter plus de transparence, renforcer la démocratie, stimuler l’innovation, générer des initiatives citoyennes.
Des appels d'offres publics plus ouverts au Quebec
[…] L’April (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) exulte mais n’a pas, à ce jour, relayé la moindre action concernant des marchés publics similaires passés en France. En effet, de très nombreux appels d’offres de marchés publics sont encore actuellement publiés en France en précisant un produit défini d’un éditeur précis (par exemple la suite bureautique d’un éditeur américain), la concurrence étant réduite au distributeur final.
Jim Whitehurst, Red Hat, condamne les nuages propriétaires
Le CEO de Red Hat veut que les utilisateurs de services de cloud computing puissent changer aisément de fournisseurs. « L’architecture Cloud doit être certifiée pour permettre le déplacement des applications en son sein, sinon nous risquons de voir les clouds être à l’origine de blocages, » a mis en garde Jim Whitehurst le dirigeant de Red Hat. « Une fois que les utilisateurs sont engagés dans un mode de fonctionnement, il leur est difficile de bouger, » déclare le dirigeant.