DINUM-DITP: fusion stratégique ou aveu d'impuissance?
En annonçant la fusion de la DINUM et de la DITP, Sébastien Lecornu promet de «remettre de l’ordre» dans le numérique public. La formule résume l’urgence: des cyberattaques qui se multiplient, des clouds internes peu mutualisés, des outils souverains inégalement adoptés, une IA publique encore en phase de test et, au fond, une question de gouvernance que l’État repousse depuis des années: qui pilote réellement son système d’information?
234 postes: la DINUM sort de Windows, pas l'État
On a lu que l’État français «abandonnait Windows». Le titre frappe, mais il force le trait. Le document publié le 8 avril par la DINUM n’annonce ni une sortie générale de Microsoft ni une bascule de l’administration vers Linux. Il ouvre une séquence plus lente et plus concrète: celle d’une réduction des dépendances numériques extra-européennes, ministère par ministère, couche par couche, contrat par contrat. C’est moins spectaculaire. C’est surtout plus juste.
Entretien avec Tomasz Blanc, DSI de la DGFiP
La Direction générale des Finances publiques administre l’un des SI les plus stratégiques de l’État: près de 800 applications, 5 000 agents, l’impôt sur le revenu, le prélèvement à la source, bientôt des milliards de factures électroniques. À sa tête, Tomasz Blanc raconte comment la DGFiP fait monter en puissance le cloud souverain Nubo, prend le virage de l’IA tout en résorbant la dette technique d’un SI de plus de quarante ans.