Tunisie : L’avènement du logiciel libre ?
«Nous avons pu tester plusieurs solutions payantes et gratuites et on a constaté qu’il y aucune différence pour ne pas dire que ces dernières sont meilleures que les produits sous licence. Qui plus est, la communauté du libre est très active sur le web et assure l’amélioration des logiciels Open source à un rythme élevé. Nous ne rencontrons aucune difficulté à trouver les dernières mises à jour de sécurités pour les logiciels qu’on a adoptés.
Le logiciel open-source se convertit à l’esprit d’entreprise
D’habitude, lorsqu’on se rend à une manifestation autour du logiciel libre, on se retrouve avec une horde d’informaticiens chevronnés qui aident les débutants à installer un système libre dans une ambiance très coca-rillettes-ordinateurs portables. Du coup, lorsqu’on lit l’adresse de l’Open World Forum, avenue George-V à Paris, à deux pas des Champs-Elysées, il y a comme un air de changement.
AG Cigref : pour des DSI durables, libres, intégrés... mais pas dans les nuages
[…] et le logiciel libre. Ce dernier devient une préoccupation pour les DSI à cause, d’une part, des difficultés propres aux différences entre licences, et, d’autre part, du problème des licences contaminantes. Autrement dit : les DSI, qui préfèrent avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre, veulent bien disposer de logiciels gratuits mais hésitent à redistribuer du code écrit à leurs frais. Une solution pourrait être un financement public des développements de logiciels libres. « Nous souhaitons que le secteur du logiciel libre soit appuyé par le Plan de Relance » a ainsi martelé Bruno Ménard, président du Cigref.
Alter Way : «Les communautés de métiers se familiarisent avec le mouvement open source»
Constatez-vous certains changements dans la sphère du logiciel libre ? Le monde PHP se professionnalise rapidement. Nous avons d’ailleurs mis en ligne un livre blanc sur ce sujet (NDLR Industrialisation PHP). Nous notons également une montée en puissance des clubs d’utilisateurs ainsi que des communautés de métiers (milieu médical, télécommunications, mobilité), qui adoptent rapidement l’open source.
Dans l'univers du logiciel, Google est schizophrène
Chris Dibona directeur des programmes du logiciel libre de Google […] C’est vrai. Nous avons une attitude schizophrène. Il y a des services sur lesquels nous pouvons ouvrir le code source et d’autres sur lesquels nous ne le pouvons pas. En particulier, nous n’ouvrons pas le code de notre moteur de recherche et le système de vente de liens publicitaires. Si nous faisions cela sur l’algorithme de recherche, nous donnerions des armes à nos ennemis au cas où ils voudraient faire des choses répréhensibles. Cela peut aller de la diffusion de logiciels malveillants jusqu’à la manipulation de l’algorithme pour apparaître en tête des résultats de recherche. Nous devons également respecter les lois de certains pays qui nous obligent à ne pas référencer certains contenus sur le moteur de recherche.
Red Hat : «La crise oblige les professionnels à sortir de leur zone de confort»
[…] La crise est difficile, mais c’est un vecteur d’accélération fort pour l’open source, car il oblige les utilisateurs à sortir de leur zone de confort. La résistance naturelle au changement des professionnels est remise en cause par les problèmes de budget. La recherche d’alternatives aux solutions propriétaires s’intensifie donc, en particulier sur les parties les moins visibles du système d’information, bref, sur l’infrastructure.
Chris DiBona, Google : "Nous publions probablement plus de logiciels libres que n'importe qui"
Peut on dire que Google et le logiciel libre sont cousins ? J’ai toujours dit que le logiciel libre et Internet n’auraient pas pu exister l’un sans l’autre, ils ont grandi ensemble. Et puis Google est arrivé : Internet est le terrain sur lequel il s’est développé, c’est sa source de données et donc de revenus par la publicité. Les trois sont effectivement connectés.
L’Open Source tient salon à Paris
[…] A commencer par la brillante intervention de Jacques Attali, forcément de haut vol et voyant les choses de très haut. Le Président de PlaNet Finance, la plus importante ONG du monde du micro crédit, a souhaité établir un parallèle entre le logiciel libre et ce qu’il appelle le « social business ». « Une entreprise appartenant à cet univers du social business renverse la proposition des entreprises traditionnelles dont le finalité est de faire du profit en vendant des produits. Dans l’univers du social business, le profit n’est qu’un moyen pour diffuser des produits ».
Matthew Aslett (analyste) : «L’open source se répand partout»
Lors de la séance d’ouverture, Matthew Aslett (notre photo), analyste pour le 451 Group, rappelle l’historique du mouvement open source : « Au cours des années 80, les choses se sont mises en place, afin de fournir une alternative aux offres propriétaires des grands éditeurs. Dans les années 90, l’adoption de Linux et d’Apache a marqué le démarrage réel du marché de l’open source. Il a fallu toutefois attendre les années 2000 pour que l’open source soit reconnu comme étant un véritable moteur de l’innovation. »
Tangui Morlier, April : « 90% des entreprises envisagent d’utiliser le logiciel libre »
D’une manière générale, déployer un logiciel dans une entreprise, qu’il soit libre ou propriétaire, ça a toujours un coût. Il faut toujours prendre cela en compte lorsqu’on calcule son retour sur investissement. Le logiciel libre n’est pas gratuit, mais il coûte moins d’argent. Vous ne payez pas directement le logiciel, en revanche, vous aurez toujours des coûts d’installation et de maintenance, que ce soit en interne si l’entreprise dispose d’un service informatique ou en externe via un prestataire de services.
L'irrésistible ascension du Floss
[…] Une fois n’est pas coutume. La France apparaît particulièrement motrice sur le chantier du libre : elle serait numéro 1 mondial en termes d’activités dans ce domaine (Etude Red Hat et Georgia Institute of Technology) et numéro 1 en Europe et devant l’Amérique du nord en termes d’utilisation des logiciels libres (Source : Pierre Audouin Consultant).
Les entreprises asiatiques friandes de logiciels open source
En Asie du Sud-est, les logiciels libres sont de plus en plus considérés comme une solution fiable pour réduire ses frais, révèle IDC dans son étude Open source software adoption. Cette tendance est notamment accentuée en Indonésie, où plus d’un tiers des sociétés interrogées prévoit de déployer des applications open source de gestion de relation clients (CRM) dans les dix-huit mois à venir.