Abus de position dominante sur les navigateurs Internet
La Commission européenne souffle le chaud et le froid. En début de semaine, elle annonce que les démarches entreprises par Oracle concernant MySQL laissent entrevoir une issue favorable sur l’autorisation du rachat de Sun. Ce mercredi, elle impose à Microsoft de laisser le choix aux utilisateurs de leur navigateur Internet. Une décision qui pourrait renforcer la montée des navigateurs alternatifs face à Internet Explorer.
Le W3C reçoit 2,5 millions de dollars de l’Isoc pour muscler son organisation
Pour renforcer la structure organisationnelle de W3C, l’Internet Society injecte 2,5 millions de dollars dans le consortium de standardisation de Tim Berners-Lee. Objectif : consolider l’ossature de l’organisme pour lui donner les moyens de se rapprocher des utilisateurs et des développeurs. […] L’idée principale au coeur de ce financement, expliquent Ian Jacobs, directeur de la communication du W3C, et Ralph Swick, Pdg du W3C, dans un mail conjoint envoyé à la rédaction, est d’assister le consortium dans l’évolution de sa structure organisationnelle. Cette donation vise également à soutenir le W3C, en charge du développement des standards du Web, “dans son effort pour devenir plus agile et complet dans ses réponses aux développeurs ainsi qu’à la communauté d’utilisateurs”.
Le créateur de MySQL appelle à 'sauver' la base Open Source
Inquiet du risque que le rachat de Sun par Oracle fait peser sur l’avenir de MySQL, la base de données Open Source qu’il a créé, Michael ‘Monty’ Widenius demande aux utilisateurs du produit d’écrire à la Commission européenne. Dans le cadre de son enquête anticoncurrentielle sur cette opération, Bruxelles a demandé des garanties à Oracle sur l’avenir de la base.
ACTA: Menace globale pour les Libertés
Une coalition mondiale d’organisations non-gouvernementales, d’associations de consommateurs et de fournisseurs de services en ligne publie une lettre ouverte adressée aux institutions européennes concernant l’accord commercial relatif à la contrefaçon (ACTA), actuellement en négociation. Ces organisations appellent le Parlement européen et les négociateurs de l’UE à s’opposer à toute disposition dans l’accord multilatéral qui porteraient atteinte aux droits et libertés fondamentaux des citoyens en Europe et à travers le monde.
Neelie Kroes, une dame de fer, chargée des TIC
[…] Elle devrait bientôt faire peur aussi aux gouvernements, qui ont parfois tendance à titiller le droit au respect de la vie privée sur Internet, auquel elle s’intéressera dès 2010. Elle est très attendue, notamment dans les domaines du logiciel libre et des standards informatiques ouverts, deux sujets extrêmement sensibles. Pour mener son action, elle disposera de la direction générale de la Société de l’information et des médias, et de l’Agence européenne pour la sécurité informatique.
Current ACTA drafts ban DRM interoperability laws
Le brouillon actuel des accorts ACTA interdit le contournement des DRM pour raison d’interoperabilité.
L'April s'élève à son tour contre la redéfinition de l'interopérabilité
[..] L’association française de promotion et de défense du logiciel libre, l’April, vient elle aussi de se saisir de cette polémique, dénonçant « les lobbies du logiciel propriétaire, Microsoft et la BSA en tête », qui selon elle plaident « pour que “fermé” soit considéré comme “presque ouvert”. » Selon l’April, le brouillon de la version 2 de l’EIF, outre le fait de retirer toute mention du logiciel libre, confond interopérabilité et compatibilité, et ce en ne conditionnant plus l’interopérabilité à l’utilisation de standards ouverts.
Marché des navigateurs : quand l'Europe favorise Windows
[…] Toutefois, dans l’inépuisable série du « faite ce que je dis, mais pas ce que je fais », l’Europe sait aussi cultiver la contradiction : pour profiter de ces flux, seuls les systèmes embarquant Windows sont acceptés, avec éventuellement un plug-in adapté à Firefox si l’on utilise ce navigateur. Conclusion : l’Europe, qui sait si bien critiquer les cas de vente liée de Windows avec le lecteur Windows Media Player ou avec Internet Explorer, participe justement à ce marché monocolore qu’elle réprouve.
Le Libre français s’insurge contre le brouillon du cadre d’intéropérabilité européen
[…] Trouble dans l’intéropérabilité en Europe. Le brouillon de la version 2 du European Interoperability Framework (EIF), un cadre d’interopérabilité européen dont le but est de faire la promotion des standards ouverts dans les administrations européennes, a subi quelques modifications capitales dans sa rédaction depuis sa première version. En ligne de mire, une définition alambiquée de l’intéropérabilité qui, dans cette mouture, ne repose plus uniquement sur des standards ouverts.
Le député Jean-Louis Gagnaire interpelle le ministre de l'éducation nationale
Le député Jean-Louis Gagnaire interpelle le ministre de l’éducation nationale « à propos de la plateforme SIALLE qui propose aux enseignants des informations sur les logiciels libres éducatifs. Il dénonce le conflit de licences actuel alors que la licence d’utilisation de SIALLE s’avère plus restrictive que les licences des logiciels libres proposés. Il demande au gouvernement d’apporter une solution respectant la volonté des auteurs de logiciels libres. ».
Standards : le logiciel libre en danger en Europe
Ces dernières années, l’Europe a pu apparaître comme une entité très à cheval sur les règles de libre concurrence. Les procès retentissants contre Microsoft et Intel ont principalement participé à cette image, une réputation encore renforcée par un document sorti en 2004 par l’IDABC (Interoperable delivery of pan-European eGovernment services to public administrations, businesses and citizens) et mettant clairement l’accent sur l’interopérabilité et les logiciels libres dans les instances gouvernementales.
Adobe pushes Flash and PDF for open government, misses irony
Adobe essaye d’encourager sa technologie fermée Flash pour promouvoir l’“ouverture” du gouvernement américain :