«Le terrorisme ne se nourrit pas de la technologie, mais de la colère et de l’ignorance»
Nadim Kobeissi est doctorant en cryptographie appliquée à l’Inria, spécialisé dans les messageries sécurisées. Il démonte le lien entre terrorisme et chiffrement des données.
En six ans, la Hadopi a-t-elle servi à quelque chose?
Comment la Haute autorité a-t-elle modifié le paysage culturel numérique français? Les internautes piratent-ils moins de films et de musique? Bilan, cinq ans après l’envoi des premiers avertissements.
#FreeBassel: informaticien et contributeur du libre, Bassel Khartabil est condamné à mort en Syrie
Emprisonné depuis 3 ans en Syrie, l’informaticien Bassel Khartabil est condamné à mort en Syrie. Il est à l’origine de nombreux projets, comme la reconstitution en 3D de la cité antique de Palmyre, mais aussi les Creative Commons en Syrie et un contributeur à Wikipedia, Ubuntu ou encore Mozilla.
ARCSI: renseignement et liberté numériques
A l’occasion de ses 9èmes rencontres, l’ARCSI (Association des Réservistes du Chiffre et de la Sécurité de l’Information) a souhaité mettre en avant un thème souvent controversé, mais ô combien fondamental: la protection des libertés individuelles et de la vie privée en regard de la sécurité et du renseignement. Pour ce faire, l’association a fait appel à d’éminents experts œuvrant chaque jour pour le respect de nos libertés et de notre sécurité sur le territoire.
Le commun, une nouvelle forme d’organisation économique?
Si Ostrom s’est occupée initialement des communs «physiques», comme par exemple les ressources en poissons, la réflexion s’est rapidement étendue à ce qu’on appelle les «communs de la connaissance ou informationnels», dont le meilleur exemple est celui des logiciels libres du type Linux ou Firefox, une nouvelle forme d’organisation de la propriété. Cela donne lieu à l’important chapitre 5, par Pierre-André Mangolte, suivi de deux autres, sur la musique à l’heure d’internet et sur InnoCentive, cette initiative de R&D collaborative sans but lucratif.
Le B-A BA de la sécurité informatique selon Edward Snowden
Depuis les révélations d’Edward Snowden, le grand public, les hommes politiques et les entreprises découvrent que toutes les communications sont sur écoute.
Attentats: aux États-Unis, Edward Snowden et le chiffrement accusés d’être responsables
Alors que la France se prépare à faire évoluer sa constitution pour l’adapter au contexte douloureux des évènements du 13 novembre, certains officiels américains n’ont pas tardé à réagir sur la tragédie en désignant une cible toute trouvée: Edward Snowden. Le lanceur d’alerte est accusé d’avoir permis aux terroristes de passer sous les radars du renseignement.
Tristan Nitot: «Combattre la cryptographie n'affaiblira pas les djihadistes»
Les États-Unis et la Russie s’inquiètent de l’utilisation d’applications comme Telegram ou Signal qui permettent aux utilisateurs - donc potentiellement aux terroristes - d’échanger des messages cryptés. En France, on semble naviguer dans un flou juridique…
Aucun logiciel n'est à l'abri de l'espionnage, dixit un ex-espion
Selon un ancien de la NSA, William Binney, l’agence de renseignement dispose de tellement de ressources qu’il est pratiquement impossible de se protéger contre la surveillance par les Etats-Unis, que le logiciel soit Open Source ou propriétaire.
Brève histoire de l’empowerment: à la reconquête du sens politique
Le terme d’empowerment fait partie de ces mots qui font irruption dans notre langue depuis une demi-décennie et se disséminent à grande vitesse. Sans doute peut-on en partie expliquer ce succès par son caractère polysémique, une polysémie qui facilite son appropriation dans des contextes et par des acteurs différents, qui explique la difficulté à le traduire et justifie la longévité du terme anglais. L’analyse sémiologique du terme reste à faire.
Cinq questions sur le projet de loi numérique
Voilà plusieurs mois que le projet de loi numérique d’Axelle Lemaire fait parler de lui. L’occasion pour nous de vous proposer un point sur la situation, sous forme de questions-réponses.
Le gouvernement refuse de donner la priorité aux logiciels libres
Alors que les participants à la consultation relative au projet de loi numérique ont massivement demandé à ce que l’État privilégie l’utilisation de logiciels libres au sein de l’administration, le gouvernement n’a – sans grande surprise – pas exaucé ce souhait partagé par plusieurs milliers d’internautes. Une «reculade» pour certains, le choix d’actionner d’autres leviers selon l’exécutif.